Œuvre permanente
Cours Cambronne
Éloge de la transgression
Philippe Ramette

Cours Cambronne, Éloge de la transgression représente une écolière grimpant sur un socle vide… À moins qu’elle ne soit en train d’en descendre ? Comme toujours chez Philippe Ramette, tout est question de point de vue.

Reprenant les codes de la sculpture classique, Philippe Ramette propose à Nantes un ensemble de deux Éloges implantés cours Cambronne et place du Bouffay. Cette série rend hommage non pas à la gloire d’un homme, mais à une attitude.
Les œuvres de Philippe Ramette, qu’elles soient dessin, sculpture ou photographie, expérimentent et proposent des points de vue décalés sur le monde. Connu pour se mettre en scène, élégamment habillé de son éternel costume noir, l’artiste se représente dans ses photographies à l’envers dans un monde à l’endroit et inversement.

Défiant les lois de la gravité et de la logique, sans jamais avoir recours à la manipulation de l’image, Philippe Ramette tient la pose « naturellement comme c’est encore le cas pour cette photographie de l’événement (en couverture) qui évoque la composition de la célèbre œuvre romantique Le Voyageur contemplant une mer de nuages, de Caspar David Friedrich.

L’artiste questionne ainsi avec ses « expérimentations irrationnelles », la réalité dans ce qu’elle a de plus tangible et de plus physique. Tel un dandy qui traverserait les époques, il défie la rationalité du monde et en propose, avec beaucoup de poésie et d’humour, une vision absurde et métaphysique. Pour cela, il invente et fabrique tout un tas d’objets, et notamment des prothèses, qui lui permettent de contredire les codes régissant la vie terrestre (bas / haut, sous / sur, petit / grand, devant / derrière…).

Dans l’univers de Philippe Ramette, entre comédie et tragédie, tout est histoire d’acquisition de nouveaux points de vue et d’attitude contemplative du monde et de ses paysages.

Philippe Ramette, Éloge de la transgression
Philippe Ramette, Éloge de la transgression