Édition 2021, Parcours Estuaire
Saint-Nazaire
Le pied, le pull-over et le système digestif
Daniel Dewar et Grégory Gicquel

Autodidactes dans la plupart des techniques qu’ils décortiquent, Daniel Dewar et Grégory Gicquel pratiquent la sculpture sans se soumettre aux règles traditionnelles.

Entre les pinces de crabe, à proximité de la capitainerie, sur une plage jalonnée de pins parasols qui plonge dans le bassin de l’avant-port de Saint-Nazaire, l’œuvre se compose de trois sculptures représentant respectivement un pied, un pull-over et un système digestif. Campées dans le sable et les rochers, les gigantesques figures, constituées de larges blocs de béton, s’élèvent jusqu’à près de sept mètres de haut. Tels des fragments de corps, d’architecture ou de monuments portuaires, elles dressent à l’échelle du paysage le portrait d’une civilisation moderne soumise à l’érosion et à la colonisation des éléments.

UNE ŒUVRE RÉALISÉE AVEC LE SOUTIEN DE : VILLE DE SAINT-NAZAIRE, SAINT-NAZAIRE AGGLOMÉRATION, L’ÉTAT (DRAC PAYS DE LA LOIRE) DANS LE CADRE DU DISPOSITIF DE LA COMMANDE PUBLIQUE DU MINISTÈRE DE LA CULTURE, LE DÉPARTEMENT DE LOIRE-ATLANTIQUE, LE VOYAGE À NANTES. CETTE OPÉRATION EST COFINANCÉE PAR L’UNION EUROPÉENNE. L’EUROPE S’ENGAGE SUR LE BASSIN DE LA LOIRE AVEC LE FONDS EUROPÉEN DE DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL.

À proximité

Le Grand Café : un centre d’art contemporain au cœur de la ville

La programmation du Grand Café privilégie les expositions monographiques, parfois réalisées à l’issue d’une résidence. Ces expositions sont l’occasion d’un travail de production d’œuvres nouvelles qui croisent les recherches personnelles des artistes avec leur expérience du lieu ou de Saint-Nazaire.
Depuis son origine le centre d‘art s’est intéressé aux scènes d’Amérique centrale et latine.
Le Grand Café développe par ailleurs un programme hors les murs avec des projets pérennes ou éphémères dans l’espace public et une présentation régulière d’expositions au LiFE.

EXPOSITION 
Night shift de Paul Heintz
14 mars –  10 mai 2026
Paul Heintz développe un travail autour du film et de l’installation, entre documentaire et fiction, où le réalisme est souvent remis en jeu par les personnages eux-mêmes. Sans donner de clés de lecture, il tisse ses récits dans une narration très ouverte autour de questions sociétales. Le rapport à l’autorité et la soumission au pouvoir sont des sujets récurrents dans ses réflexions, toujours menées de manière distanciée et poétique.
Au Grand Café, les trois séries d’œuvres présentées rejouent ces thématiques en évoquant particulièrement la question du travail à l’heure de la mondialisation et des nouveaux médias. De Djeddah à Shenzhen en passant par les États-Unis, l’exposition Night Shift filme la face cachée de nos jours à l’heure de l’ultra moderne solitude. Dans ce Travail de nuit, de film en film, d’histoire en histoire, se dessinent subtilement des chemins de dissidence.

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Daniel Dewar et Grégory Gicquel
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