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PLACE GRASLIN
RIDEAU
STÉPHANE THIDET

Maintenance technique le 31/08
**
Stéphane Thidet crée des installations oniriques à partir de gestes souvent simples et d’éléments prélevés dans le monde qui l’entoure, notamment des éléments naturels : l’eau, le feu, la pluie, la glace, les animaux. Par la force de l’image qu’elles dégagent, ses installations embarquent le visiteur dans un univers fictionnel poétique qui fait basculer le lieu investi dans une narration rêvée. Utilisant la brusquerie des forces élémentaires, telle que la puissance de l’eau, l’aridité des matières, la ténacité des plantes, l’œuvre de Stéphane Thidet est empreinte de la force sauvage de la nature, mais également en proie à ses fragilités et fêlures.

En 2009, dans le cadre de l’événement Estuaire Nantes <> Saint-Nazaire, Stéphane Thidet imaginait La Meute. Au Château des ducs de Bretagne à Nantes, il conviait une meute de loups à occuper les douves pendant trois mois, restituant une part de l’imaginaire du Moyen Âge et de ses mythes au cœur de la ville. Il présentait également à l’hôtel de Région Sans titre (Le Refuge), cabane en bois traversée d’une pluie diluvienne dont les murs, les meubles et les quelques livres épars n’étaient que les surfaces saturées de ce déluge qui rien ne semblait pouvoir arrêter.

L’eau, élément aux multiples potentiels tant plastiques que narratifs, est en effet omniprésente dans le travail de l’artiste. En 2016, au Collège des Bernardins, il réalise l’installation Solitaire. Dans l’obscurité, deux souches d’arbres centenaires minéralisées par leur long séjour aquatique se reflètent au-dessus d’une mare et tournent lentement. En 2018, à la Conciergerie à Paris, Stéphane Thidet invite l’eau à réintroduire les lieux pour sa magistrale installation Détournement. Se référant à une crue qui avait envahi le lieu en 1910, l’artiste détourne l’eau de la Seine de son lit en la guidant cette fois officiellement entre les colonnes de cette immense salle, pour revenir se déverser en une cascade comme s’échappant de ces hauts lieux de détention pendant la révolution française.

En 2019, à Chaumont-sur-Loire, il fait pleurer de lourdes pierres suspendues au plafond de la Grange aux Abeilles. « Il se dit, dans de bien nombreuses légendes, que derrière les cascades se trouvent une grotte, ou un trésor. Pouvoir se glisser derrière et la contempler à l’abri reste fantasme pour nombre d’entre nous. Il ne s’agit pas seulement dans ce projet de la question de l’envers du décor, mais de proposer un flux, une énergie, du vivant au cœur de la ville. réveiller un bâtiment. Le masquer autant que le révéler.” Stéphane Thidet, octobre 2019.

Pour le théâtre Graslin à Nantes, Stéphane Thidet imagine Rideau, une immense chute d’eau recouvrant la façade du monument. Comme surgissant d’une corniche au-dessus de la colonnade, la cascade, dans un déluge incessant et bruyant, vient frapper dans sa chute les marches du théâtre pour venir ruisseler dans un immense bassin conçu comme une extension potentielle du monument datant de la fin du XVIIIe siècle. Ce gigantesque rideau d’eau, métaphore de l’accessoire théâtral qui masque l’artefact et dévoile le spectacle, renvoie autant à l’activité créatrice à l’intérieur du théâtre qu’au plan d’ensemble de la place, dessiné à l’époque par l’architecte Mathurin Crucy. Celui-ci révélait une volonté de mise en scène : le théâtre domine une place en hémicycle dont les façades identiques forment les premières loges d’un véritable « théâtre urbain ». En utilisant la force physique de l’eau à l’échelle de la ville, Stéphane Thidet fait vrombir le monument alors qu’il plonge le visiteur dans un état de contemplation ambivalente entre le rêve et l’inquiétude d’une force sauvage dont la domestication est vouée à l’échec. Par cet élément naturel et brut qui, au fil des millénaires, transforme les reliefs naturels au gré de son écoulement, Rideau révèle une architecture remarquable façonnée par l’homme autant qu’il provoque le désir d’y pénétrer pour découvrir ce qu’elle enferme.


Passage sous la chute d'eau interdit.
Passage derrière la chute d'eau accessible uniquement via les escaliers latéraux.


© MARTIN ARGYROGLO


HORAIRES
Ouvert du 08/08/2020 au 27/09/2020
De 10h à 20h
TARIFS
Accès libre
ACCÈS
PLACE GRASLIN
44000 NANTES
Tramway Ligne 1, Arrêt Médiathèque
Accessibilité
Passage derrière la chute d'eau accessible uniquement via les escaliers latéraux.




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