MENU
RETOUR
Le Voyage à Nantes
Nantes.Tourisme
Estuaire
Les Tables de Nantes
Les Machines de l’île
Château des ducs de Bretagne
Mémorial de l’abolition de l’esclavage

Étape à trouver
Morse attacks, Opération Neptune Suite et fin
Gilbert Coqalane

L’œuvre est une mise en lumière d’une scène célèbre : le parachutiste John Steele, dans la nuit précédant le débarquement de Normandie, s’est retrouvé suspendu à l’église de Sainte-Mère-Église. Petite histoire dans la grande Histoire, cet accident est devenu un épisode connu de tous, où il est possible – sans compromettre l’engagement du soldat – de capter et révéler un potentiel d’humour dans la malchance. Ici, l’animal apporte une nouvelle narration à construire, de nouvelles interrogations sur l’origine et le dénouement de cette histoire.

Mais alors, quelles interactions entre l’animal, sauvage et gauche, et le protagoniste initial ? Chacun pourra établir une connexion entre le milieu naturel de l’animal ou le pays d’origine du militaire et l’éloignement de la scène, un parallèle entre l’impossibilité physiologique commune à l’humaine et au morse de voler, mais aussi remarquer l’homonymie avec l’alphabet militaire, l’attribution individuelle d’un combat collectif – militaire pour l’un, environnemental pour l’autre.

Gilbert Coqalane puise dans le « bon sens commun » tout un répertoire d’habitudes et d’attitudes dont il éprouve les limites, de manière aussi bien fantasque que raisonnée, afin de créer des espaces de liberté. Par sa capacité à éveiller le regard et l’intérêt du passant en perturbant le réel dans ce qu’il a de plus quotidien, l’artiste détourne la forme originale du devoir de mémoire pour ne plus obéir à la norme ni à la règle.
Il poursuit ainsi son travail « contenant contenu » qui explore les contours de la banalité du quotidien pour mieux en comprendre le contenu (et inversement), et intègre la série « Suite & fin ».



- -
3 QUESTIONS À...
GILBERT COQALANE

QUEL EST VOTRE PREMIER SOUVENIR DE NANTES ?
Un détail, mais ce fut une mouette posée sur un grand logo LU. Étant originaire des Ardennes et vivant maintenant à l’est, je prête beaucoup d’importance à l’économie locale, à l’industrie de la ville, aux grands employeurs de la région. Les secteurs d’activités et l’environnement naturel font généralement, du fait de l’histoire, des combats et des fiertés, les hommes et les femmes qui habitent la ville.

QUE SIGNIFIE POUR VOUS « ESPACE PUBLIC » ?
C’est un lieu de plaisir et de découvertes mais aussi de combat en tant que citoyen, et de réappropriation et d’expérimentation en tant qu’artiste. L’important est de rendre l’espace public le plus vivant possible, ce qui permet mutation et évolution pour tous les habitants de la cité. Il existe plein de domaines qui permettent cette réappropriation. Pour ma part c’est celui de l’art, qu’on propose et parfois qu’on impose, tel l’architecte d’une ville.

QUE REGARDEZ-VOUS EN PREMIER DANS UNE VILLE ?
Les détails et les failles. Pour les détails : ceux qui se trouvent en hauteur, au sol, sur les façades, dans les recoins, dans les petites rues, dans le nom des rues… Et pour les failles, elles se trouvent partout : dans les panneaux du code de la route, dans les enseignes et publicités, dans le mobilier urbain, dans les écritures sur les murs… Ce sont ces failles qui permettent la narration et l’imagination. Un grand nombre de failles et de détails rendent la ville vivante et humaine, ce qui par conséquent augmente son attractivité…

SI ON VOUS DIT « VOYAGE », VOUS RÉPONDEZ…
Voyage n’est pas synonyme de grande distance kilométrique avalée ; l’important est de se sentir bien pour poser son bagage. Pour cela, me concernant, cela va d’un voyage de Nancy à Charleville-Mézières, dans toute la Wallonie, Bruxelles, la mer du Nord, Lille, Nantes et la pointe du Raz.

 


Remerciements à l'équipe du Muséum-Aquarium de Nancy.


© Martin Argyroglo




Retour haut de page