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Milk, 4 rue de la Paix

J’ai grandi loin du Trocadéro, spot historique du skateboard en France, et où les « small wheels » en uréthane des planches à roulettes supportent mal le macadam des routes de campagne. Moi, c’est le bicross, le BMX 20 qui me « californiarisa ». Sur cet engin-là, en « sur place », avec un trick basique, je me souviens avoir pris mon quatre-heures sans poser le pied à terre. Je ne suis pas sportif mais j’aime les jeux d’adresse et d’équilibre.

C’est à Arnaud de Rosnay, disparu dans le détroit de Formose avec sa planche à voile en 1983, que l’on doit l’introduction en France du roll surf, nom originel du skate et ce ne sont pas les Beach Boys mais Gold qui lui rendit hommage : « ohé ohé capitaine abandonné ».

Non loin de Milk, j’avais vu un morceau de mon idée d’enseigne : une paire de grolles suspendue par ses lacets à une ligne électrique. On appelle ça le shoes tossing : le lancer de chaussures.

« Milk » : le lait. Le lait : la vache. La vache : les cornes. Les cornes, j’en ai vu servir de porte-manteau quelque part, je ne sais plus où, à moins qu’il ne s’agisse d’un souvenir tauromachique. Des zapatillas virevoltant au bout des cornes d’un toro bravo. Ou, plus probablement, les vachettes aux jeux Intervilles un soir d’été. Ou encore un documentaire sur les gauchos argentins capturant le bétail à l’aide de bolas.

Et c’est ainsi qu’aujourd’hui à Nantes, pour repérer Milk de loin, des baskets pendouillent aux cornes d’un massacre.

(texte : Stéphane Vigny / photo : Philippe Piron)



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