Le Gentil Garçon

Le Gentil Garçon est venu nous rendre visite depuis Lyon et présente une série de haïkus. Tantôt les enseignes sont revisitées selon la fonction, le design ou l’état d’esprit (supposé) du commerce, tantôt elles racontent une histoire, en jouant avec son voisinage immédiat. Les propositions mélangent les registres poétiques, surréalistes, potaches, avec ce qu’il faut de références pop pour une déambulation jubilatoire !

Jérémie Rigaudeau

Les propositions de Jérémie Rigaudeau se révèlent d’un humour parfois léger, parfois mordant. Armé de dérision, l’artiste s’amuse aussi bien du nom du commerce que du service proposé pour venir créer des enseignes qui en prennent le contre-pied !
Un compte-mouton bien trop énergique pour envisager un endormissement sans peine sur un hôtel ou encore un planisphère où les continents ne restent plus en place et renouvellent notre vision du monde…

Stéphane Vigny

Stéphane Vigny conçoit ses œuvres en regard de situations. Se servant souvent d’objets d’usage courant et de matériaux de construction, il en détourne les usages et les fonctions par des jeux de glissements de mots, de formes, de sens. Stéphane Vigny propose une autre manière d’aborder l’idée de l’enseigne à travers le prisme de l’identité du commerce et du détournement des enseignes existantes. Par une approche subtile, en lien avec le nom ou l’activité du commerçant, il donne à voir des œuvres où tour à tour le spectateur, l’enseigne ou les fonctions du commerce, sont mis en abyme.

Lisa Laubreaux

Sous la forme d’enseignes en bois peint à la main, l’artiste-illustratrice Lisa Laubreaux matérialise une galerie de personnages présentés comme en équilibre au-dessus des passants. En clins d’œil aux noms des commerces auxquels ils se rapportent, ces personnages pourraient tout aussi bien raconter d’autres histoires…

Grégoire Romanet

Grégoire Romanet mélange graphisme et scénographie pour offrir aux passants une vision décalée des panneaux indicateurs de la ville. Détournées de leur fonction, ces pancartes mutantes redessinent les codes urbains et rendent compte des activités commerçantes dans un langage narratif proche de celui de la bande dessinée. Chaque ensemble de panneaux constitue une “zone sensible” : un espace concret, tangible, visuel, une invitation à la rêverie, à la contemplation. La rue de la Juiverie présente sa propre galerie de portraits : une série d’Arcimboldo contemporains.

Gavin Pryke

Dessinateur passionné par la représentation du “petit monde social”, Gavin Pryke présente rue Maréchal-Joffre une série de 13 automates. Clin d’œil d’un artiste britannique à Nantes, berceau des jouets mécaniques ingénieux qui allaient inspirer les moteurs de la révolution industrielle, il nous embarque dans une histoire d’amour et d’humour à suivre le long de la ligne verte.
13 œuvres visibles uniquement pendant l’évènement dans la rue Maréchal-Joffre.

Quentin Faucompré, Pascal Lebrain, Olivier Texier

Comme une histoire au scénario clignotant, les trois artistes créent un jeu de piste en forme de ville lumière imaginaire qui s’infiltre dans les rues. Tour à tour, sculptures, jeux de mots spatialisés, détails fantasques et fantastiques jaillissent des façades pour provoquer l’étonnement, le sourire, la surprise.

Aurélien Bory

Aurélien Bory, né en 1972, est metteur en scène. Il fonde la compagnie 111 en 2000 à Toulouse. Il y développe un « théâtre physique », singulier et hybride, à la croisée de nombreuses disciplines (théâtre, cirque, danse, arts visuels, musique…). Ses spectacles sont présentés dans le monde entier et cette reconnaissance internationale débute avec Plan B (2003)

Son intérêt pour les sciences influence son esthétique. Les œuvres d’Aurélien Bory sont animées par la question de l’espace et s’appuient fortement sur la scénographie. Il ne conçoit son travail théâtral que
« dans le renouvellement de la forme » et « en laissant de la place à l’imaginaire du spectateur ».

Claude Ponti

Claude Ponti est né à Lunéville, en Lorraine en 1948. Il a fait des études de lettres et d’archéologie à Strasbourg et les Beaux-Arts à Aix. A partir de 1969, il vit à Paris où il étudie le dessin, la peinture et la gravure et où il exerce divers métiers d’appoint. Il travaille dans la presse, à « L’Express », « Le Monde »… Peintre, dessinateur de presse, auteur-illustrateur, il crée son premier livre pour enfants en 1986 pour sa fille Adèle.

Depuis, il nous entraîne dans un monde poétique et plein d’humour au fil de ses nombreux albums qui sont autant d’invitations à la rêverie.

En 2013, 2014, 2015, il réalise à Nantes, en collaboration avec l’équipe des Espaces Verts et du Jardin des Plantes des créations uniques et en plein air. Plusieurs de ses livres ont été primés par des prix et l’ensemble de son œuvre a reçu en 2006 le prix Sorcières Spécial.

Claude Ponti est aujourd’hui un illustrateur reconnu qui fait rêver des milliers d’enfants chaque année. Ses jeux de mots, sa mise en page typographique très méticuleuse, et le choix d’images minutieuses lui valent bien le titre d’artiste.

Détroit architectes

Detroit architectes est une société créée en 2008 par trois associés, Jeunes architectes et paysagistes Ligérien formés respectivement en Belgique à l’école St Luc Tournai section design et à l’école nationale supérieure d’architecture de Nantes.

Le champ d’intervention de cette agence s’est rapidement élargi puisqu’il comprend désormais des projets d’équipements publics, de logements, d’urbanisme pré opérationnel, sans oublier les installations artistiques en milieu urbain.

Ce trio a toujours pensé que la qualité d’un projet d’architecture résidait dans une sorte de «généreuse discrétion» s’exprimant au gré d’expérimentations opérationnelles vouées à produire des architectures décidées.